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Meilleur placement pour un senior : que choisir après 60 ans ?

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Antoine Mercier · Investisseur depuis 12 ans
Mis à jour le 7 mai 2026 · 14 min de lecture
couple senior français élégant dans un salon confortable, analysant des documents financiers imprimés

Pour la plupart des seniors, l’assurance-vie reste le placement le plus pertinent : elle combine disponibilité du capital, fiscalité allégée après 8 ans et avantage successoral majeur (152 500 € exonérés par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans). À côté de cette enveloppe, le LEP à 2,5 % pour les revenus modestes et les SCPI pour générer un complément de revenus complètent l’arsenal. Le bon placement dépend de trois variables : votre horizon, votre besoin de liquidité, et votre objectif (compléter vos revenus, transmettre, ou les deux).

À la retraite, la logique d’épargne change. Vous n’avez plus 30 ans devant vous pour absorber une chute des marchés. La préservation du capital prime sur la performance maximale, et la transmission devient un sujet en soi. Cet article détaille les placements vraiment adaptés au profil senior, leur fiscalité, et la manière de les combiner selon votre situation.

Repères clés en 2026. Livret A : 1,5 % depuis le 1er février 2026. LEP : 2,5 % (réservé aux revenus modestes). Fonds euro d’assurance-vie : 2,65 % en moyenne en 2025. SCPI : 4,72 % de taux de distribution moyen en 2024. Ces taux ne sont pas garantis pour les années à venir.

Sources : Service-Public.fr, ACPR, ASPIM

Les 4 critères qui changent tout après 60 ans

Avant de comparer des produits, il faut clarifier ce que vous attendez de votre épargne. Quatre critères structurent toute décision à la retraite, et leur hiérarchie diffère pour chaque personne. Identifier vos priorités permet de choisir le bon contenant et les bons supports — pas l’inverse.

Le premier critère est la sécurité du capital. À 70 ans, vous n’avez plus 20 ans pour attendre que les marchés se redressent après un krach. Une perte de 30 % sur un portefeuille actions peut être absorbée à 40 ans, beaucoup moins à 75. Cela ne signifie pas tout placer en livret réglementé — mais l’exposition au risque doit baisser progressivement.

Le deuxième est la liquidité. Pouvoir récupérer son argent rapidement en cas d’imprévu (santé, dépendance, aide aux enfants) devient critique. Les placements bloqués comme certains comptes à terme longue durée ou l’immobilier physique perdent en pertinence. À l’inverse, l’assurance-vie reste rachetable à tout moment, contrairement à une idée reçue tenace.

Le troisième est la fiscalité, qu’il s’agisse de l’imposition annuelle des gains ou des droits de succession au décès. Un placement avec 4 % de rendement brut mais lourdement fiscalisé peut rapporter moins net qu’un placement à 3 % bien optimisé. Les abattements de l’assurance-vie sont ici votre meilleur allié.

Le quatrième est la transmission. L’horizon successoral se rapproche : votre épargne ne sert pas qu’à votre niveau de vie, elle prépare aussi ce que vous laisserez à vos proches. Certains placements (assurance-vie, démembrement) sont conçus pour optimiser cette transmission. D’autres, comme un compte-titres classique, n’offrent aucun avantage spécifique.

L’assurance-vie : le pilier incontournable

Si je devais ne retenir qu’un placement pour un senior, ce serait l’assurance-vie. Non pas par paresse intellectuelle, mais parce que cette enveloppe coche les quatre critères mieux que n’importe quelle autre. Le contrat reste accessible (vous pouvez retirer une partie de votre capital à tout moment), il propose des supports adaptés à tous les profils (du fonds euro garanti aux unités de compte plus dynamiques), et sa fiscalité successorale est la plus avantageuse du droit français.

Concrètement, l’assurance-vie est une enveloppe fiscale dans laquelle vous pouvez loger plusieurs types de supports. Le fonds euro garantit votre capital (hors frais de gestion) et a servi 2,65 % en moyenne en 2025 selon l’ACPR. Les unités de compte (UC) — actions, obligations, immobilier via SCPI — offrent un potentiel supérieur mais sans garantie. À 65 ou 70 ans, une allocation type oriente l’essentiel vers le fonds euro et conserve une part raisonnable d’UC pour viser un rendement légèrement supérieur à l’inflation.

agence de gestion de patrimoine française, femme retraitée discutant avec un conseiller financier

La fiscalité après 8 ans : l’argument décisif

Après 8 ans de détention du contrat, l’assurance-vie devient particulièrement attractive sur le plan fiscal. Lors d’un retrait, seuls les gains sont imposés — pas le capital initialement versé. Mieux : un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple) s’applique sur les gains retirés. Tant que vos retraits annuels restent dans cette enveloppe, vous ne payez que les prélèvements sociaux (17,2 %), pas l’impôt sur le revenu.

Cet outil est précieux à la retraite : vous pouvez programmer des retraits trimestriels ou annuels pour compléter votre pension sans gonfler votre revenu fiscal. Sur un contrat de 200 000 € qui aurait généré 50 000 € de gains, retirer 9 200 € de gains par an pendant plusieurs années permet de sortir progressivement le capital avec une fiscalité minimale.

L’avantage successoral : avant et après 70 ans

C’est ici que l’assurance-vie devient irremplaçable. La règle, fixée par les articles 990 I et 757 B du Code général des impôts, distingue deux régimes selon votre âge au moment des versements.

Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné dans la clause profite d’un abattement individuel de 152 500 €, exonéré de droits de succession. Au-delà, la part taxable est prélevée à 20 % jusqu’à 700 000 €, puis à 31,25 %. Concrètement, un parent qui a placé 500 000 € sur une assurance-vie avant ses 70 ans, avec ses deux enfants comme bénéficiaires, transmet jusqu’à 305 000 € sans aucun droit de succession — uniquement sur ce contrat.

Pour les primes versées après 70 ans, la règle change : un abattement global de 30 500 € s’applique, tous bénéficiaires et contrats confondus. Au-delà, les primes (mais pas les intérêts capitalisés, qui restent exonérés) entrent dans la succession et sont taxées au barème classique. Cela ne rend pas l’assurance-vie inintéressante après 70 ans, mais l’avantage est nettement réduit.

⚠️ Le piège des 70 ans

Si vous approchez de votre 70e anniversaire et envisagez d’alimenter une assurance-vie, faites-le avant. La différence d’abattement entre les deux régimes (152 500 € par bénéficiaire vs 30 500 € global) peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros de droits de succession évités. Le contrat doit déjà être ouvert au moment du versement — ouvrir un contrat la veille de votre anniversaire fonctionne, mais nécessite que les fonds soient versés avant la date.

Le LEP : la priorité absolue si vous y avez droit

Si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas le plafond, le Livret d’Épargne Populaire est sans doute le meilleur produit d’épargne disponible aujourd’hui. Son taux est de 2,5 % depuis le 1er février 2026, le capital est garanti par l’État, les intérêts sont nets d’impôts et de prélèvements sociaux, et les fonds restent disponibles à tout moment. Aucun autre placement sans risque ne fait mieux.

La seule limite est le plafond : 10 000 € de versements maximum (les intérêts capitalisés peuvent dépasser ce seuil). Pour un couple éligible, deux LEP cumulés permettent donc de placer 20 000 € à 2,5 % nets, soit environ 500 € d’intérêts annuels exonérés de toute fiscalité. C’est modeste en absolu, mais le rendement réel après inflation reste positif, ce que peu d’autres placements sans risque garantissent.

Les conditions d’éligibilité reposent sur le revenu fiscal de référence (RFR) du foyer. En 2026, le plafond est de 23 028 € pour une personne seule (1 part de quotient familial) et 35 326 € pour un couple soumis à imposition commune (2 parts). Si vos revenus dépassent le seuil deux années consécutives, le LEP est obligatoirement clôturé. Beaucoup de retraités modestes ignorent qu’ils y ont droit — votre dernier avis d’imposition vous le confirme en 30 secondes.

Les SCPI : générer un revenu régulier sans gérer un bien

Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier permettent d’investir dans l’immobilier locatif sans les contraintes de gestion. Vous achetez des parts d’une société qui détient des bureaux, des commerces, des entrepôts ou des actifs résidentiels, et vous touchez chaque trimestre votre quote-part des loyers. Le taux de distribution moyen 2024 a été de 4,72 % selon l’ASPIM, avec des écarts importants selon la stratégie : 5,8 % pour les SCPI diversifiées, 4,4 % pour les bureaux.

Pour un senior, l’intérêt est double. D’abord, les revenus sont versés régulièrement, ce qui en fait un bon complément de pension. Ensuite, vous n’avez aucune gestion à assumer : pas de locataires à gérer, pas de travaux à organiser, pas de syndic à encadrer. À 70 ou 75 ans, c’est un avantage qui pèse.

Les SCPI ne sont pas pour autant un placement sans risque. Le capital n’est pas garanti : la valeur des parts peut baisser, comme l’a montré 2024 où les prix ont reculé de 4,5 % en moyenne, particulièrement sur les SCPI bureaux (-7,1 %). La liquidité n’est pas non plus assurée — revendre vos parts peut prendre plusieurs mois si la collecte ralentit. Et la fiscalité des revenus fonciers s’applique, sauf si vous logez vos parts dans une assurance-vie (ce qui réduit la fiscalité mais limite le choix de SCPI).

Les SCPI conviennent donc à un senior qui dispose déjà d’une réserve de liquidités ailleurs, qui cherche à diversifier hors des marchés financiers, et qui accepte un horizon de placement de 8 à 10 ans minimum. Au-delà de ces conditions, l’intérêt diminue.

Le PER : utile dans des cas précis seulement

Le Plan d’Épargne Retraite est souvent présenté comme un produit pour seniors. C’est en partie vrai, en partie faux. Le PER reste pertinent pour deux profils : les seniors encore actifs avec une tranche marginale d’imposition élevée, et ceux qui souhaitent transformer leur épargne en rente viagère pour sécuriser un revenu jusqu’au décès.

L’avantage fiscal du PER repose sur la déduction des versements du revenu imposable. Plus votre tranche marginale est élevée (30 %, 41 %, 45 %), plus l’économie d’impôt à l’entrée est importante. Pour un senior dans une tranche à 41 %, un versement de 10 000 € génère 4 100 € d’économie d’impôt immédiate. Pour un senior non imposable ou faiblement imposé, l’intérêt disparaît — le PER devient même contre-productif puisque les retraits seront fiscalisés à la sortie.

L’autre cas d’usage est la sortie en rente viagère, qui permet de toucher un revenu garanti à vie. C’est une option à considérer si vous craignez de vivre très longtemps et d’épuiser votre capital, mais elle implique de renoncer définitivement au capital — un point que beaucoup sous-estiment.

Les livrets réglementés et le compte à terme : pour la trésorerie

Le Livret A et le LDDS, rémunérés à 1,5 % depuis le 1er février 2026, ne sont plus des placements de rendement. Ce sont des outils de trésorerie : capital garanti par l’État, fonds disponibles immédiatement, intérêts exonérés. Pour un senior, l’usage logique est d’y conserver une réserve de précaution équivalente à 3 à 6 mois de dépenses, pas davantage. Le plafond du Livret A est de 22 950 €, celui du LDDS de 12 000 €.

Les comptes à terme (CAT) constituent une alternative pour des liquidités dont vous n’aurez pas besoin pendant 1 à 5 ans. Les taux proposés en 2026 oscillent généralement entre 2 % et 3 % brut sur des durées de 2 à 5 ans, soit autour de 1,4 % à 2,1 % nets après prélèvements sociaux et impôts. Ce rendement reste inférieur au fonds euro d’une bonne assurance-vie après 8 ans, mais le CAT a l’avantage d’une visibilité totale : vous connaissez votre rendement à l’avance, et le capital est garanti par la banque (couvert par le FGDR jusqu’à 100 000 € par client et par établissement).

Le démembrement de propriété : pour la transmission anticipée

Le démembrement consiste à séparer la propriété d’un bien en deux : la nue-propriété (les murs) et l’usufruit (le droit d’usage et de percevoir les loyers). Pour un senior, l’opération classique est de donner la nue-propriété à ses enfants tout en conservant l’usufruit. Vous continuez à habiter le bien ou à percevoir les revenus locatifs jusqu’à votre décès, moment où l’usufruit s’éteint et où vos enfants récupèrent automatiquement la pleine propriété — sans droits de succession à payer sur la valeur de l’usufruit.

L’avantage fiscal repose sur le barème de l’article 669 du CGI : à 71 ans, la nue-propriété représente 60 % de la valeur du bien (et l’usufruit 40 %). Une donation de la nue-propriété d’un bien de 500 000 € à 71 ans est donc valorisée à 300 000 € pour le calcul des droits de donation, contre 500 000 € pour une donation en pleine propriété. L’économie est substantielle mais la mise en place implique un acte notarié et une réflexion patrimoniale globale — ce n’est pas un produit qu’on souscrit en ligne.

Construire son allocation selon son profil

Aucun placement seul ne couvre tous les besoins d’un senior. La logique est de combiner plusieurs supports selon votre situation. Voici trois approches indicatives, à adapter selon votre patrimoine global, votre situation familiale et votre tolérance au risque.

Pour un senior prudent (70-80 ans, patrimoine financier modéré), l’allocation type oriente l’essentiel vers le fonds euro d’une assurance-vie (60 à 70 %), conserve une réserve de liquidité sur Livret A et LEP si éligible (15 à 20 %), et peut intégrer une petite poche de SCPI ou d’UC prudentes (10 à 15 %) pour compenser l’inflation.

Si vous êtes un senior actif (60-70 ans, patrimoine confortable, encore en activité), l’horizon plus long autorise une part d’unités de compte plus significative en assurance-vie (25 à 35 %), une exposition aux SCPI pour les revenus locatifs (15 à 20 %), un PER si la tranche marginale d’imposition le justifie, et une réserve de liquidité réduite (10 %).

Pour un senior orienté transmission (patrimoine important, enfants/petits-enfants), la priorité bascule vers les abattements successoraux : alimentation maximale de l’assurance-vie avant 70 ans (152 500 € par bénéficiaire), donation en démembrement des biens immobiliers, utilisation des abattements en ligne directe (100 000 € par enfant tous les 15 ans). L’objectif n’est plus le rendement courant mais la réduction de la base taxable au décès.

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Antoine Mercier · Investisseur depuis 12 ans

L’erreur que je vois le plus souvent chez les seniors qui me consultent : ouvrir une assurance-vie après 70 ans en pensant bénéficier des mêmes avantages qu’avant. La règle change radicalement à cet anniversaire. Si vous avez 68 ou 69 ans et envisagez ce placement, ne reportez pas — la différence se chiffre en dizaines de milliers d’euros pour vos héritiers.

Les placements à éviter (ou à manier avec précaution)

Certains produits sont mal adaptés au profil senior, même s’ils restent légalement accessibles. Le compte-titres ordinaire (CTO) sur des actions individuelles expose à la volatilité sans avantage fiscal particulier — le PEA aurait été préférable, mais il devait être ouvert plus tôt pour optimiser les 5 ans de détention. Les cryptomonnaies présentent un risque de perte en capital élevé et un cadre réglementaire encore en construction, peu compatible avec un horizon court.

rue calme dans une ville française aisée, seniors marchant tranquillement devant des commerces, banques et pharmacies, ambiance de stabilité financière et de retraite sereine

Les produits structurés complexes méritent une vigilance particulière. Leur fonctionnement repose sur des mécanismes de marché difficiles à appréhender, et les frais sont souvent opaques. Si votre conseiller bancaire vous propose un produit dont vous ne comprenez pas la formule de rendement en deux phrases, demandez à voir le document d’information clé (DIC) et prenez le temps de le lire. Un placement que vous ne comprenez pas est un placement que vous ne devez pas faire.

Enfin, méfiez-vous des sollicitations commerciales agressives — par téléphone, en agence ou en ligne — promettant des rendements élevés (8 %, 10 % ou plus). L’AMF publie régulièrement une liste noire de plateformes frauduleuses ciblant en priorité les seniors. En cas de doute sur un produit ou un intermédiaire, vérifiez sur le site de l’AMF avant de signer quoi que ce soit.

Questions fréquentes

Quel est le placement le plus sûr pour un senior ?

Le LEP, si vous y êtes éligible, offre la meilleure combinaison sécurité-rendement : capital garanti par l’État, taux de 2,5 % nets, fonds disponibles à tout moment. Pour des montants supérieurs à 10 000 €, le fonds euro d’une assurance-vie reste l’option la plus sûre, avec un capital garanti par l’assureur (hors frais de gestion) et un rendement moyen de 2,65 % en 2025. Le Livret A à 1,5 % constitue le complément naturel pour la trésorerie courante.

À 75 ans, est-il encore intéressant d’ouvrir une assurance-vie ?

Oui, mais l’intérêt est différent. Après 70 ans, l’abattement successoral chute à 30 500 € global, ce qui réduit l’avantage de transmission. En revanche, les gains capitalisés restent exonérés de droits de succession, et la fiscalité des retraits après 8 ans reste avantageuse. L’assurance-vie ouverte à 75 ans peut donc servir à placer son épargne dans une enveloppe souple, à condition d’accepter un avantage successoral réduit.

Combien placer sur le fonds euro vs les unités de compte à 70 ans ?

Il n’y a pas de règle universelle, mais une approche prudente répartit 70 à 85 % sur le fonds euro et 15 à 30 % sur des unités de compte diversifiées (ETF mondiaux, SCPI, fonds obligataires). Cette part d’UC permet de viser un rendement légèrement supérieur à l’inflation sur le long terme, sans exposer une part trop importante du capital aux fluctuations de marché. À 80 ans, la part d’UC peut être réduite à 10-15 %.

Faut-il garder son PEA après 60 ans ?

Si votre PEA a plus de 5 ans, sa fiscalité est très favorable : seuls les prélèvements sociaux (17,2 %) s’appliquent sur les gains lors de retraits. Le conserver pour une part d’actions de votre allocation peut faire sens. En revanche, n’ouvrez pas un PEA à 70 ans dans l’objectif de placer votre épargne sur des actions individuelles — l’horizon est trop court pour absorber la volatilité, et les supports plus diversifiés (UC en assurance-vie) sont mieux adaptés.

L’argent placé sur une assurance-vie est-il bloqué ?

Non, et c’est une idée reçue tenace. Vous pouvez retirer tout ou partie de votre capital à tout moment, sans pénalité de la part de l’assureur. La seule « contrainte » est fiscale : avant 8 ans de détention, les gains retirés sont taxés au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Après 8 ans, l’abattement annuel de 4 600 € (9 200 € en couple) sur les gains s’applique. Mais à aucun moment votre argent n’est inaccessible.

Comment éviter les arnaques visant les seniors ?

Trois réflexes de base. Premièrement, vérifier sur le site de l’AMF (amf-france.org) la liste noire des plateformes et intermédiaires non autorisés avant tout investissement non bancaire. Deuxièmement, refuser toute pression à signer rapidement — un placement légitime peut toujours attendre 48 heures. Troisièmement, ne jamais investir dans un produit dont vous ne comprenez pas le fonctionnement, même si la personne en face de vous est convaincante. Les promesses de rendement supérieur à 6-7 % sans risque sont quasi systématiquement frauduleuses.

Sources

Service-Public.fr — Taux du Livret A et LEP au 1er février 2026
Service-Public.fr — Plafonds de revenus du LEP en 2026
economie.gouv.fr — Fiscalité de l’assurance-vie
impots.gouv.fr — Fiscalité des assurances-vie en cas de décès
ACPR — Rendement moyen des fonds euros 2025 (2,65 %)
ASPIM — Collecte et performance des fonds immobiliers grand public en 2024
AMF — Listes noires des intermédiaires non autorisés

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Antoine Mercier

Investisseur particulier · Diplômé en économie (Dauphine)

Antoine investit depuis 12 ans et partage sur Placer Mon Argent ses analyses indépendantes pour vous aider à faire les bons choix financiers.